La lutherie un art à découvrir Collège Sacré Coeur- Vannes

Yann Porret est un des 3 seuls maîtres luthier de France. Son magasin se trouve dans le 12ème arrondissements de Paris. La lutherie est un art instrumental.

« -On pense très souvent qu’il s’établit à tous les instruments en bois mais en réalité, la lutherie est un métier qui ne fait que réparer ou construire les violons, les violoncelles, les altos et les contrebasses. » nous confieYann Porret.

Nous l’avons interviewé à Paris dans son magasin :

Pourquoi vouliez-vous travailler dans l’art ?

« Je suis né dans une famille de musiciens. Mon grand-père avait été au conservatoire de Marseille. Dès mon plus jeune âge j’ai appris à jouer du piano,de la trompette et du violon. Puis à mon tour je suis allé au conservatoire. »

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sûr ce métier ?

« Des personnes pensent souvent qu’être luthier, c’est de fabriquer des instruments en Bois. Mais, nous luthiers, travaillons sur les violons, violoncelles, altos et contrebasses. En globalité nous les réparons, mais il arrive qu’on les fabrique. »

Où aviez-vous fait vos études ? « Après le lycée j’ai été à Crémone qui se trouve en Italie. Pendant plusieurs années, j’y ai appris le travail de maître luthier. En revenant en France j’ai tout de suite été embauché comme assistant, dans un grand magasin de lutherie. Et en partant en retraite, le directeur m’a légué son magasin. »

Vous dites que vous aviez été embauché très rapidement,mais qu’est-ce qui vous a permis d’être pris aussi vite ? « Tout d’abord parce que j’avais été dans une des meilleures écoles de lutherie au monde. Mais surtout ,parce que je parlais 4 langues différentes : le français, l’anglais, l’italien et l’allemand. » La concurrence est-elle serrée ? « -Non ça va. Car il n’y a que 3 maîtres luthiers en France et ils se trouvent tous a Paris. » Ce métier est-il dur ? « -Vous savez, c’est comme tout, ça s’apprend. Mais c’est sur qu’il vaut mieux être adroit et savoir manipuler avec ses mains. »

Embauchez-vous des stagiaires ? « – Oui, très souvent. Mais s’il ne respecte pas les règles, je les renvoie chez eux. »

Est-ce déjà arrivé ? « -Très rarement. La plupart du temps je suis contant de leur travail et s’ils veulent, ils peuvent revenir faire un stage pour quelques mois. »

De plus l’institut national des métiers d’arts nous affirme que plus de 400 luthiers étaient actif en 2009. Donc la lutherie est un métier qui a encore bien des secrets.

Aurore et Sarah, 4I