Archives de catégorie : La sélection du jury

La lutherie un art à découvrir Collège Sacré Coeur- Vannes

Yann Porret est un des 3 seuls maîtres luthier de France. Son magasin se trouve dans le 12ème arrondissements de Paris. La lutherie est un art instrumental.

« -On pense très souvent qu’il s’établit à tous les instruments en bois mais en réalité, la lutherie est un métier qui ne fait que réparer ou construire les violons, les violoncelles, les altos et les contrebasses. » nous confieYann Porret.

Nous l’avons interviewé à Paris dans son magasin :

Pourquoi vouliez-vous travailler dans l’art ?

« Je suis né dans une famille de musiciens. Mon grand-père avait été au conservatoire de Marseille. Dès mon plus jeune âge j’ai appris à jouer du piano,de la trompette et du violon. Puis à mon tour je suis allé au conservatoire. »

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sûr ce métier ?

« Des personnes pensent souvent qu’être luthier, c’est de fabriquer des instruments en Bois. Mais, nous luthiers, travaillons sur les violons, violoncelles, altos et contrebasses. En globalité nous les réparons, mais il arrive qu’on les fabrique. »

Où aviez-vous fait vos études ? « Après le lycée j’ai été à Crémone qui se trouve en Italie. Pendant plusieurs années, j’y ai appris le travail de maître luthier. En revenant en France j’ai tout de suite été embauché comme assistant, dans un grand magasin de lutherie. Et en partant en retraite, le directeur m’a légué son magasin. »

Vous dites que vous aviez été embauché très rapidement,mais qu’est-ce qui vous a permis d’être pris aussi vite ? « Tout d’abord parce que j’avais été dans une des meilleures écoles de lutherie au monde. Mais surtout ,parce que je parlais 4 langues différentes : le français, l’anglais, l’italien et l’allemand. » La concurrence est-elle serrée ? « -Non ça va. Car il n’y a que 3 maîtres luthiers en France et ils se trouvent tous a Paris. » Ce métier est-il dur ? « -Vous savez, c’est comme tout, ça s’apprend. Mais c’est sur qu’il vaut mieux être adroit et savoir manipuler avec ses mains. »

Embauchez-vous des stagiaires ? « – Oui, très souvent. Mais s’il ne respecte pas les règles, je les renvoie chez eux. »

Est-ce déjà arrivé ? « -Très rarement. La plupart du temps je suis contant de leur travail et s’ils veulent, ils peuvent revenir faire un stage pour quelques mois. »

De plus l’institut national des métiers d’arts nous affirme que plus de 400 luthiers étaient actif en 2009. Donc la lutherie est un métier qui a encore bien des secrets.

Aurore et Sarah, 4I

Méli-mélo : une symphonie de gâteaux Collège Sainte Anne- Quiberon

Nous avons interviewé Amélie de la pâtisserie Méli Mélo à Quiberon qui nous a parlé de son métier : l’art culinaire . Amélie cuisine depuis 5 ans et est pâtissière depuis 2 ans. Elle préfère faire des gâteaux simples mais bons (gâteaux aux fruits … ) . Elle travaille 12 heures en pleine saison dont 4 heures de pâtisserie puis 8 heures de vente . Quand nous lui avons posé la question  » Goûtez-vous vos confections lors de la préparation ? « , elle nous a répondu << Non, ça peut paraître bizarre mais je sais ce que je fais >> , cela nous a étonné.

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Elle fait 15 à 20 sortes de gâteaux différents. Amélie prépare sa pâte à gâteaux en 6 minutes à chaque fois sans cuisson . Elle ne travaille pas le bio mais ses produits sont frais. Elle est très à l’écoute de la clientèle, comme cet été où une cliente lui a conseillé de rajouter du coulis de framboise dans sa préparation. Depuis , elle en met tout le temps. Elle va aussi préparer des gâteaux sans gluten comme on le lui a conseillé .

Lea, Swanne, Anita

L’art c’est savoir faire ouvrir les yeux Collège Michel Lotte-Le Palais

Trois questions à … Monique MARTINOT , ancien professeur aux Beaux-Arts de Lille, de 1970 à 1990, qui réside à présent à Belle-Île-en-mer.

Monique MARTINOT, pendant ses cinq années d’étude à l’école des Beaux-Arts de Lille. Son sculpteur préféré est BRANCUSI.

Professeur aux Beaux-Arts, qu’est-ce que c’est ? Ça consiste en quoi ?

Ce métier s’adresse à des gens qui ont choisi la discipline de l’Art. L’Art devient même une spécificité, grâce à laquelle on arrive de plus en plus à toucher l’individu. On peut se livrer à ce qu’on est vraiment ; on est entouré de gens qui ont aussi choisi ça. Aux Beaux-Arts, on a choisi sa voie.

Pourquoi ce métier de professeur aux Beaux-Arts ?

Après avoir passé mon baccalauréat, j’ai fait deux ans à l’école des Beaux-Arts de Lille. J’ai particulièrement aimé la sculpture, c’est un bonheur infini. Je n’ai pas du tout choisi le professorat, j’ai choisi cette voie pour continuer à travailler avec l’Art. Ça a été le plus beau choix de ma vie, j’étais heureuse là-bas. Finalement, c’est en faisant ce que j’aimais que j’ai été entraînée par obligation à gagner ma vie. J’ai alors décidé d’entreprendre ce métier qui m’a apporté beaucoup de bonheur. Il m’a fait découvrir la part d’artiste qui sommeille en chacun de nous !

A quoi sert l’Art aujourd’hui, à notre époque ?

L’art, c’est savoir faire ouvrir les yeux. C’est aussi faire rentrer les gens dans un monde qu’ils ne connaissent pas toujours, procurer des émotions différentes comme la surprise et le désagrément : certains aiment ou détestent Picasso. L’Art de façon générale bouscule les idées reçues, et demande une grande réceptivité du cœur et de l’esprit. Ainsi un jour en Afrique, je devais passer une frontière compliquée avec ma voiture. Les douaniers m’ont laissé passer parce que ma voiture était recouverte d’un motif à damier qu’ils ont trouvé beau, croyant qu’elle était peinte à la main ! La vie n’est pas concevable sans l’Art car c’est aussi une façon de recevoir la vie et d’essayer de bien se comporter avec elle en l’harmonisant.

Le monde à travers le viseur de son leica Collège Michel Lotte-Le Palais

Aurélien Cohen est actuellement à Belle-Île-en-Mer, en WWOOFing [2]

Aurélien Cohen, 28 ans, est photographe. Il mêle l’image documentaire à l’écriture philosophique et fictionnelle.
Un début théâtral

Ce photographe a fait une classe préparatoire littéraire puis a étudié 4 ans à l’École Normale Supérieure de Lyon. Sa passion d’alors était le théâtre. Il a d’ailleurs toujours « dans un coin de la tête » l’ambition de devenir metteur en scène. Pourtant, la créativité ne lui semblait pas assez présente au quotidien : « Je ne pouvais pas être dans une démarche de création à chaque instant. »

C’est pour cela qu’en 2011, Aurélien Cohen a décidé d’arrêter le théâtre pour se consacrer à la photographie, qui s’est alors imposée à lui. Il a découvert cette pratique artistique pendant ses études grâce à l’un de ses meilleurs amis qui lui a offert son premier appareil photo et lui en a enseigné les rudiments techniques.

Aurélien Cohen a tout d’abord eu la volonté de faire de la photo d’actualité (il a parcouru l’Asie et les Pays de l’Est) pour la presse. Mais il a vite été déçu. Cela comportait de trop nombreuses contraintes, notamment financières. De plus, les courts délais donnés par son agence restreignaient sa liberté, qu’il voulait créative.
De la photographie documentaire

Il s’est donc dirigé vers une approche plus artistique, qui retranscrit la sensation plus que l’information. « Le terme que je préfère pour qualifier mon travail est celui de la photographie documentaire. C’est-à-dire que je ne suis pas dans un témoignage. » Selon Aurélien, le but de la photo est de faire ressentir la situation à travers l’image. « Je ne veux pas faire passer de message, ce que je veux faire, c’est produire des effets. »

Aurélien Cohen aimerait que ses photos produisent « un effet d’éclairement sur le monde », qu’elles permettent de découvrir « une nouvelle manière de (le) regarder. »

Il est influencé par de très nombreux photographes, peintres, cinéastes, metteurs en scène, mais surtout philosophes. Pour lui, « il faut que les influences nourrissent, pas qu’elles deviennent une fin en soi, mais on ne produira jamais quelque chose de radicalement nouveau. »
Du numérique comme de l’argentique

Aurélien Cohen travaille aussi bien en argentique qu’en numérique, et il choisit la technique en fonction de ses projets. Pour ses travaux personnels et/ou à long terme, Aurélien aime photographier en argentique. Cependant, pour les délais plus courts, il privilégie le numérique. « Si je devais développer, faire mes tirages… je ne serais jamais dans les temps ! »

Aurélien retravaille ses photos après la prise de vue. Il n’est pas d’accord avec le « mythe » autour de la photographie qui dirait que la photo incarne la vérité. À ses yeux, ce n’est qu’une illusion. « On cadre, on choisit une focale, un angle… Même sans Photoshop, on peut très bien déformer, mentir sur une situation. » S’il retravaille ses photos, mais ne les retouche pas, ce n’est pas par tabou : « c’est tout d’abord parce que je ne sais pas bien le faire (!), mais aussi, car pour l’instant ça ne m’apporte rien dans mes projets. Mais ce n’est pas un refus par principe. »
Des projets variés

Actuellement, Aurélien travaille sur un projet qui sera sûrement présenté sous forme de livre. Ce projet mêlant l’image à l’écrit est un questionnement sur le rapport des hommes à la Nature, à l’humanité. L’origine du projet est une hésitation : « Je crois qu’avant, j’essayais de dire des choses que la photographie ne peut pas dire, des choses que diraient mieux la philosophie ou le roman. » Un projet qui lui fera parcourir la France pendant 7 mois grâce au WWOOFing.

Il travaille également sur d’autres projets avec son collectif de photographes, Périscope. Pour lui, l’intérêt de travailler à plusieurs est de pouvoir s’aider, se soutenir, et se motiver. « Je pense que du point de vue de la psychiatrie de l’artiste, le collectif, c’est important ! »

Finalement, l’objectif actuel d’Aurélien est de terminer les travaux qu’il a entrepris jusqu’ici : « Le principal projet de mes projets, c’est de finir mes projets ! »
Contact

Aurélien Cohen : 06 51 41 84 41 / contact@aureliencohen.com / www.aureliencohen.com

Collectif Périscope : www.collectifperiscope.com

[1] Le WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms) est une organisation mettant en relation des personnes souhaitant découvrir et participer au monde agricole dans des fermes biologiques.

[2] Le WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms) est une organisation mettant en relation des personnes souhaitant découvrir et participer au monde agricole dans des fermes biologiques.

La photo dans la peau Collège Mme de Sévigné Mauron

Nous avons interrogé Anouk IVOULA une jeune photographe élève de 5° au collège Mme de Sévigné à Mauron . Elle répond à nos questions :

– Pour toi, qu’est ce que la photographie ?
– Alors, pour moi la photographie est une fraction de seconde qui ne reviendra jamais. C’est unique ! Dans les photos, on peut exprimer toutes sorte d’émotions : la tristesse, la joie,etc. Il paraît qu’on est très inspiré quand on est triste. Quand je fais des autoportraits, je cherche généralement des accessoires (paillettes,peinture,faux sang) pour transmettre les émotions voulues.

– Pourquoi aimes-tu la photo ?
– J’aime la photographie parce que c’est un peu « une vocation ». Si je n’en faisais pas, j’aurais plein d’autres choses à faire …Mais ça ne serait pas ce que je voudrais VRAIMENT faire ! Parce qu’en photographie, on peut s’autoriser plein de choses, exprimer qui nous sommes dans l’âme…Un artiste, un poète ou tout simplement soi-même.

– Qui admires tu et pourquoi ? J’admire l’artiste SLINKACHU car il fait de l’art urbain avec des minis figurines qu’il met en scène dans la rue. Une de ses œuvres.

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Voici l’oeuvre de Slinkachu

Analyse de l’oeuvre : dans une flaque de lait, nous pouvons apercevoir un petit bonhomme sur une barque. Ça représente un homme « pêchant » dans un lac. J’aime ses photographies car il reflète une vie minimaliste. Peut être une vie meilleure. J’ai trouvé cette photo sur le site suivant : http://www.demilked.com/little-peop…
– Comment t’es venue cette passion ?
– Un jour, j’étais avec une amie dans un parc et l’herbe était gelée et nous trouvions ça sublime. Donc elle a sorti son téléphone et a commencé a faire des photos. Ce n’était pas très beau mais c’était un début. Puis à Noël, j’ai commandé un petit appareil photo (un compact). Un compact est un petit boitier carré avec des fonctions automatiques. Je faisais PLEINS de photos, j’étais très fière de moi ! Puis, en début d’été, j’ai reçu mon bridge. C’est à moitié automatique, à moitié manuel. Tout l’été 2014 est passé et les photos avec mon bridge ont évoluée ! Puis, en début Décembre 2014, j’ai reçu mon reflex (Le Graal) et maintenant je coule des jours heureux… Je tiens à préciser qu’avant « l’épisode » du téléphone je faisais un peu de photos avec les téléphones qui me tombaient sous la main !

– Quelles sont les termes techniques que tu emploies ? Un bokeh :c’est en fait des lumières floues dans le fond. Vous pouvez avoir un sujet principal devant pour créer les flous ou faire un bokeh en mode manuel. Notez que vous pouvez faire des bokehs de jour aussi :

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Les bokehs de jour

Les bokehs de nuits se font uniquement avec un reflex.

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Les bokehs de nuit

Une focale : par exemple j’ai un 50mm et c’est une focale fixe. Je m’explique : plus votre ouverture à un chiffre petit (1.3 /1.2,etc…), plus votre fond sera flou.

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Avec un 50 mm

Avec un 18-55mm, on peut zoomer mais l’ouverture est petite (5.6) du coup, votre fond ne sera pas incroyablement flou .

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Avec un 18.55mm

La saturation : on entre dans la retouche maintenant. Si il y a un surplus de saturation, votre photo sera BEAUCOUP trop colorée. Cela dépend de vos goûts personnels bien sûr, mais je préfère quand la saturation est justement dosée.

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Comparaison de saturation

L’exposition : l’exposition est liée au diaphragme et à l’ouverture. Si vous ouvrez beaucoup votre diaphragme (1/0,5) le temps de pose va être extrêmement long et votre photo sera surexposée (donc beaucoup trop claire). En revanche, si vous êtes sur 1/2000 en intérieur et que votre éclairage de base est faible, alors la photo sera noire (donc beaucoup trop sombre). Voilà quelques termes techniques que j’emploie très souvent !

Nous remercions Anouk d’avoir accepté de nous répondre pour cette interview.

Juliette, Emma, Esteban et Anouk, 5ème Bréhat

Morlaix : découverte d’un musée Collège Mathurin Martin Baud

Le musée des Beaux Arts de Morlaix est ouvert toute l’année sauf dans les périodes de montage des expositions. Il accueille environ 38000 visiteurs par an. Il a été créé vers 1860 et est installé depuis 1887 dans l’église de l’ancien couvent des Jacobins. En 1985, il s’est étendu dans l’aile ouest du couvent, qui a été restaurée. Au rez-de-chaussée, la salle pédagogique est le lieu des actions vers le publics. Au premier étage se trouve la salle d’exposition temporaire. Le troisième étage est le siège de la conservation et du centre de documentation.

La collection du musée comporte environ 5000 oeuvres et objets. Il ont été donnés par des artistes, ou par des particuliers, mais le plus souvent le Musée les achète dans des salons… Dans la collection, on trouve des artistes bretons mais pas seulement ; il y a par exemple un tableau rare de Claude Monet : Pluie à Belle-Ile.

L’ensemble des possessions du Musée n’est pas visible par tout le monde. Des expositions sont donc organisées pour montrer différentes pièces de la collection en fonction d’un thème. Le sujet des expositions change tous les 6 mois. Le titre de celle qui est présentée du 12 décembre 2014 au 16 mai 2015 est Chers enfants. Elle regroupe des peintures, des dessins, des estampes et des objets, des représentations de l’enfant ou son univers, de son plus jeune âge à l’adolescence.

Le rôle d’un musée est de conserver et de restaurer des oeuvres uniques et des objets anciens. Ceux-ci sont des témoins précieux de la société d’avant. Restaurateur de tableaux est l’un des métiers importants dans un musée. Il permet au public de voir des toiles ou des œuvres sur bois en meilleur état, dans l’état d’origine. Après le constat de départ, il répare à la fois le châssis et la couche peinte du tableau. Il nettoie et repeint.

Le conservateur doit protéger les oeuvres, décider lesquelles sont à restaurer. Il doit aussi décider ce que le musée doit acheter. Il participe au choix des thèmes des expositions. C’est lui qui connaît le mieux l’ensemble des possessions du musée.

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Le métier de guide consiste à informer le public sur les oeuvres d’art qu’il y a dans un musée. Il explique les tableaux, les objets et l’histoire du musée. Il parle du travail des artistes, et de l’époque où ils ont créé. Grâce à lui, les tableaux racontent des histoires, nous permettent de comparer la façon de peindre avant et aujourd’hui, les sujets des œuvres.

Le rôle d’un musée est d’expliquer, conserver, restaurer des oeuvres anciennes ou récentes, de donner des informations sur les artistes, les tableaux et le musée. Il expose des oeuvres et des objets uniques.

Noah, Hugo, Elouan de la classe de 6D du collège Mathurin Martin (Baud)

Avec Claude les sabots ça marche toujours Collège Goh Lanno-Pluvigner

L’histoire des trois petits sabots Le père de Claude Simon, Émilien, a ouvert la saboterie en 1948 grâce aux quelques machines qu’il possédait. « Il a commencé dans une toute petite cabane », ajoute Claude. A cette époque, Camors comptait une centaine d’artisans sabotiers. Émilien était donc loin d’être le seul. « Mais aujourd’hui, je suis l’un des derniers sabotiers de France », affirme fièrement Claude. L’homme aux pieds en bois a construit une grande saboterie en 1992. Maintenant, il peut faire des sabots au chaud. Son atelier a accueilli une machine allemande il y a quelques mois. Elle permet de faire des semelles en bois pour les sandales. Mais pour les sabots, le coup de patte de Claude est toujours d’actualité. Tout un savoir faire « Nous sommes deux à la tête de cette saboterie », indique Claude. Pour obtenir une bonne paire de sabots, il faut être acharné sur son bout de bois. Claude, l’homme au grand savoir-faire, passe du temps sur sa pièce jusqu’à atteindre la perfection. Les sabots sont travaillés uniquement dans du bois de hêtre vert pour être taillés au millimètre près. L’étape suivante se déroule dans un fumoir, une autre astuce de Claude. « Après m’être acharné sur mon bout de bois, je le fais sécher », s’exprime Claude. Mais il n’est pas le seul artiste à manipuler les sabots. Sa femme, Sylvie, met aussi la main à la pâte ; elle s’occupe de la décoration du sabot. Elle met en œuvre deux grands savoir-faire : l’un pour graver les sabots, l’autre pour travailler le cuir, qui fera les bordures du sabot. Vos orteils au chaud « Surtout ne parlez pas des sabots aux jeunes ! », s’exclame Claude. Les jeunes disent qu’ils n’en mettront jamais. Or, la plupart des adolescents qui marchent en sabots, sont très contents. Le sabot est très facile à mettre et à enlever. Ils sont très chauds autrement dit, très confortables même pour les orteils. Le Puy du Fou ne s’y est pas trompé ; ses responsables viennent de passer une nouvelle commande de 300 paires. Nul besoin de faire un spectacle pour mettre des sabots, beaucoup les ont choisis pour leurs tâches quotidiennes. « Le sabot est la chaussure la plus solide, elle peut résister dix ans minimum », martèle le sabotier. Dans l’atelier de Claude Simon, l’art est à portée de sabots.

Les élèves de la classe Ulis ont décidé d’habiller les arbres Collège Cousteau- Séné

Les élèves de la classe ULIS ( classe spécialisée pour les enfants qui ont des difficulté à apprendre ) ont vu au sentier de curiosité à Séné des arbres décorés avec de la laine et ont voulu faire pareil. Ils le font un peu tous les jours sous l’impulsion de leur enseignante . « C’est long mais amusant » dit un des élèves en souriant. Ils ne font cette action que dans l’enceinte du collège. Ils font cela car « les arbres sont nus et laids » a déclaré un enfant. Ils font cela pour les rendre plus jolis. Flavie, Juliette, Manon 5ème2 des élèves d’Ulis habillent les arbes

Le mouvement dans tous ses états Collège Anita Conti- Lorient

Le mouvement dans tous ses états.

Gaele Flao, est une artiste peintre du type figuratif. Elle travaille actuellement à Locmiquélic, où elle a préparé son exposition à la galerie du Faouedic (6 mars 2015 – 10 mai 2015) sur le thème de la danse. JPEG – 153.1 ko

Affiche de l’exposition « danz », et Gaele Flao à la galerie « le rez de chaussé » à Nantes. « Saudade »

Les premiers pas d’une artiste.

Étant petite, Gaele Flao n’avait pas pensé être une artiste. Ses parents l’avaient inscrite dans un atelier de bricolage où il y avait tous les outils pour faire de la sculpture, de la peinture, du dessin, de la couture, elle a vraiment touché à tout. C’est grâce à cet atelier que Gaele Flao a développé son goût pour les travaux manuels et sa sensibilité artistique.

Ses études.

Son frère, Benjamin Flao qui est aujourd’hui un dessinateur de bande-dessinée, crayonnait énormément durant son enfance. Il était un très mauvais élève, leurs parents n’en pouvaient plus, ils ont donc décidé de trouver une école dans le milieu de l’art, à Tournai en Belgique. Le plus important était d’avoir un bon niveau de dessin, un lycée d’art appliqué. Le jour des portes ouvertes, Gaele Flao a été séduite par cet établissement, et est finalement parti avec son frère. Elle tomba favorablement sur de bons professeurs qui lui ont mis la main à la patte et qui l’ont motivée. C’est grâce à cette école qu’elle a réalisé qu’elle pourrait en faire son métier.

Constamment le mouvement ?

Depuis ses débuts, Gaele Flao a toujours été attirée par la décomposition du mouvement, la mécanique gestuelle. « Un corps quand il se déplace, est déjà dans la danse, on peut toujours le mettre en situation, on pourrait croire qu’un personnage marche ou saute alors qu’il danse ».

« Le mouvement c’est mon fil conducteur, mon fil rouge. »

Une galerie dansante

C’est depuis Octobre 2014 que Gaele Flao a débuté sa série « Danz ». Quand ce ne sont pas des danseurs, ce sont des oiseaux bourdonnant, des chouettes, des étourneaux, des rouges-gorges, des masses et des étoupes de cheveux que Gaele Flao peint. Elle veut faire passer de la sensibilité, de la poésie à travers ses œuvres, et nous faire entrer dans sa danse.

Lou Bernard et Clémence Ruinet – Tonnerre.

Sources des images : gaele-flao.com : photo JC Loomis gaele-flao.com : affiche « DANZ »

Les préjugés envers la danse classique Collège Anita Conti- Lorient

Les préjugés envers la danse classique

La danse, quel que soit son genre, est sujette à énormément de préjugés notamment concernant la gent masculine. Mais il n’y a pas que cela, encore de nombreuses personnes doutent de sa difficulté, de sa diversité et sa capacité à devenir un métier. La preuve, notre sondage réalisé au sein du collège Anita Conti avec des classes de différents niveaux.
Notre Sondage

Pensez-vous que la danse est un sport uniquement féminin ?

A) Oui : 10% B) Non : 88 % C) Sans opinion : 2%

Allez vous voir des spectacles de danse :

A) Souvent : 0% B) Rarement : 30% C) Jamais : 70%

Pensez-vous que la danse est un sport difficile ?

A) Oui : 48% B) Non : 20% C) Sans opinion : 32%

Quand vous pensez à la danse, vous pensez à :

A) Le classique : 46% B) Le Hip-hop : 40% C) Le contemporain : 10%

Pensez-vous que la danse est un métier ?

A) Oui : 62% B) Non : 30% C) Sans opinion : 8%

Nous avons également interviewé un jeune garçon, Hugo, qui nous livre son quotidien en tant que jeune danseur.
L’interview d’Hugo

Comment t’est venue l’idée de faire de la danse ?

Ma sœur en faisait et à chaque fois que je la voyais je me disais que c’était cool et que moi aussi, j’aimerais en faire.

Comment tes parents l’ont-ils pris ?

Mes parents l’ont très bien pris : si je fais du foot, du tennis, de la piscine etc… ils s’en fichent, tant que ça me plaît.

Est-ce que tu reçois des moqueries par rapport à cette activité ?

Oui, souvent on me traite de « Pédé, tapette etc… » mais ce n’est pas parce que je fais de la danse que je suis forcement gay. La danse ce n’est pas facile, comme on pourrait le croire : c’est très fatigant surtout quand on en fait toute la semaine. Peut-être que dans le milieu de la danse il y a des gais (comme partout), mais il ne faut pas en faire une généralité. Parfois c’est blessant.

Comment s’est passée ton arrivée dans le groupe ?

Elle s’est très bien passée, pas de problème.

Qu’est ce qui te plaît dans la danse ?

Ce qui me plaît dans la danse c’est de s’exprimer avec son corps, de bouger et de se sentir libre.

Depuis combien de temps fais-tu de la danse ?

Je pratique du Jazz depuis 4-5 ans, du Classique depuis 3 ans et du Hip-hop depuis 4 ans.

JPEG – 187.4 ko Cours de danse, mixte, de l’Opéra de Paris

Cette interview et ce sondage, nous montre que la danse est un milieu rempli de préjugés et qu’il ne faut pas oublier que cette activité est mixte.

Merci aux personnes ayant participé au sondage, et a Hugo, d’avoir répondu à notre interview !

Paloma et Eunice