Avec Claude les sabots ça marche toujours Collège Goh Lanno-Pluvigner

L’histoire des trois petits sabots Le père de Claude Simon, Émilien, a ouvert la saboterie en 1948 grâce aux quelques machines qu’il possédait. « Il a commencé dans une toute petite cabane », ajoute Claude. A cette époque, Camors comptait une centaine d’artisans sabotiers. Émilien était donc loin d’être le seul. « Mais aujourd’hui, je suis l’un des derniers sabotiers de France », affirme fièrement Claude. L’homme aux pieds en bois a construit une grande saboterie en 1992. Maintenant, il peut faire des sabots au chaud. Son atelier a accueilli une machine allemande il y a quelques mois. Elle permet de faire des semelles en bois pour les sandales. Mais pour les sabots, le coup de patte de Claude est toujours d’actualité. Tout un savoir faire « Nous sommes deux à la tête de cette saboterie », indique Claude. Pour obtenir une bonne paire de sabots, il faut être acharné sur son bout de bois. Claude, l’homme au grand savoir-faire, passe du temps sur sa pièce jusqu’à atteindre la perfection. Les sabots sont travaillés uniquement dans du bois de hêtre vert pour être taillés au millimètre près. L’étape suivante se déroule dans un fumoir, une autre astuce de Claude. « Après m’être acharné sur mon bout de bois, je le fais sécher », s’exprime Claude. Mais il n’est pas le seul artiste à manipuler les sabots. Sa femme, Sylvie, met aussi la main à la pâte ; elle s’occupe de la décoration du sabot. Elle met en œuvre deux grands savoir-faire : l’un pour graver les sabots, l’autre pour travailler le cuir, qui fera les bordures du sabot. Vos orteils au chaud « Surtout ne parlez pas des sabots aux jeunes ! », s’exclame Claude. Les jeunes disent qu’ils n’en mettront jamais. Or, la plupart des adolescents qui marchent en sabots, sont très contents. Le sabot est très facile à mettre et à enlever. Ils sont très chauds autrement dit, très confortables même pour les orteils. Le Puy du Fou ne s’y est pas trompé ; ses responsables viennent de passer une nouvelle commande de 300 paires. Nul besoin de faire un spectacle pour mettre des sabots, beaucoup les ont choisis pour leurs tâches quotidiennes. « Le sabot est la chaussure la plus solide, elle peut résister dix ans minimum », martèle le sabotier. Dans l’atelier de Claude Simon, l’art est à portée de sabots.